Formalités
Assurance, santé, pharmacie : le nécessaire, pas plus
Une assurance est exigée pour le visa, mais pas n'importe laquelle ; les vaccins obligatoires sont au nombre de zéro ; et les pharmacies russes vendent sans ordonnance des choses qui en demandent une en France. Le point, sans dramatiser.
· 2 min de lecture · par Aventurusse
L'assurance: obligatoire, et voici le détail
Le consulat exige une attestation d'assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement, valable sur toute la durée du séjour, avec un plafond d'au moins 30 000 € — le seuil Schengen est repris tel quel par la pratique consulaire russe. Elle doit nommer explicitement la Fédération de Russie, ou couvrir « le monde entier ».
- Les dates couvrent le jour de départ ET le jour de retour, un jour de marge de chaque côté. C'est le premier motif de renvoi de dossier.
- Le nom est écrit exactement comme sur le passeport, majuscules comprises.
- La carte bancaire ne suffit pas dans la plupart des cas : les assurances de cartes premium couvrent souvent trente jours et excluent parfois la Russie. Lisez les exclusions, ou prenez une police dédiée — comptez 20 à 40 € pour deux semaines.
Notre article sur le dossier de visa pièce par pièce reprend la liste complète des documents.
Les vaccins: aucun n'est obligatoire
Aucune vaccination n'est exigée à l'entrée en Russie. À jour du calendrier français — diphtérie, tétanos, poliomyélite, et hépatite B pour un long séjour — cela suffit pour Moscou, Saint-Pétersbourg et les villes.
Une exception, et une seule : l'encéphalite à tiques, si vous marchez en forêt en Sibérie, dans l'Oural ou autour du Baïkal, entre mai et septembre. Le vaccin demande deux injections espacées d'un mois ; à défaut, un pantalon long, un répulsif et une inspection du soir suffisent dans l'immense majorité des cas.
L'eau du robinet
Potable à Moscou et à Saint-Pétersbourg — les habitants la boivent. Ailleurs, on prend de l'eau en bouteille, non par danger réel mais parce que la vieille tuyauterie change le goût. Au Baïkal, l'eau du lac est la plus pure du monde et se boit directement ; c'est le seul endroit où nous le disons.
Se soigner sur place
Les pharmacies (aptéka, аптека) sont partout, souvent ouvertes 24 heures sur 24, et le pharmacien conseille volontiers. Beaucoup de médicaments qui exigent une ordonnance en France s'y achètent librement, y compris certains antibiotiques. Les noms de marque diffèrent : notez la molécule, pas le nom commercial, pour tout traitement en cours.
Pour un vrai problème, les cliniques privées des grandes villes — Medsi, EMC, GMS à Moscou — sont d'un excellent niveau, avec du personnel anglophone et parfois francophone. La consultation s'avance sur place, puis se fait rembourser par votre assurance.
La trousse que nous conseillons
- Vos traitements habituels, en quantité suffisante, dans leur boîte d'origine avec l'ordonnance — un contrôle douanier peut la demander.
- Un antidouleur, un antidiarrhéique, un antihistaminique.
- Un répulsif anti-tiques si vous allez en forêt.
- Des pansements et un désinfectant.
- Rien d'autre. Tout le reste s'achète sur place, souvent moins cher qu'en France.
Le numéro à retenir
112, comme en Europe, pour tous les secours ; il fonctionne même sans carte SIM russe. Notez aussi le numéro d'urgence de votre assurance, et laissez une copie de votre passeport à un proche en France.
Dans nos voyages accompagnés, un francophone est joignable à toute heure du séjour : c'est ce qui, en pratique, règle 90 % des inquiétudes. Voir comment nous travaillons, ou l'accompagnement francophone que propose Thomas sur place.
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