Accueil Destinations Le lac Baïkal
Mille six cent quarante-deux mètres de fond, vingt-cinq millions d'années, un cinquième de l'eau douce liquide de la planète. Face à l'île d'Olkhon, le rocher du Chaman veille sur une eau que l'on voit à quarante mètres de profondeur — et sur la colline, les serges bouriates nouées de rubans rappellent que, pour ceux d'ici, le lac est vivant.
Pourquoi y aller
Le Baïkal ne se raconte pas, il se traverse. Six cent trente kilomètres de long, une eau si pure qu'on la boit à la tasse, des falaises rouges de lichen, et une population de phoques d'eau douce — la nerpa — qu'on ne trouve nulle part ailleurs au monde.
C'est aussi une terre bouriate, chamaniste et bouddhiste. Sur Olkhon, les rubans de couleur nouées aux poteaux ne sont pas un décor pour touristes : ce sont des prières. On visite le lac autrement quand on le sait, et c'est le genre de chose qu'un guide de la région vous apprend en dix minutes de route.
Ce qu'on y voit
Olkhon d'abord. Le reste dépend de la saison, et de si la glace tient.
La grande île du lac, sept heures de route et de bac depuis Irkoutsk. Khoujir, ses maisons de bois, ses chemins de sable — et le cap Bourkhan, l'un des neuf lieux sacrés d'Asie.
Le rocher à deux têtes qui sort de l'eau au cap Bourkhan. On l'aborde par la colline aux treize serges, et l'on comprend pourquoi les Bouriates ne montent pas dessus.
La porte du lac, à une heure d'Irkoutsk : le musée du Baïkal et ses nerpas, le marché au poisson fumé, et le télésiège d'où l'on voit la sortie de l'Angara.
L'ancienne ligne du Transsibérien, quatre-vingt-cinq kilomètres de tunnels et de viaducs taillés dans la falaise, parcourus par un train touristique qui longe l'eau toute la journée.
La ville des décembristes, ses maisons de bois à dentelles et ses églises baroques sibériennes. Deux jours n'y sont pas de trop, et l'on y mange remarquablement bien.
Randonnée sur le sentier côtier, bateau vers la baie de Peschanaïa, banya au bord de l'eau et bain glacé pour ceux qui osent. C'est aussi cela, le lac.
Quand partir
Celui de l'eau libre, en été, et celui de la glace bleue, en mars. Entre les deux, il vaut mieux ne pas venir.
Juin – août
Vingt-cinq degrés à Irkoutsk, l'eau à quinze au mieux, les fleurs sur Olkhon et les nuits courtes. La grande saison, celle que nous conseillons pour un premier voyage.
Février – mars
Le lac gèle sur un mètre, transparent comme du verre, et l'on roule dessus en camionnette entre les blocs de turquoise. Un des spectacles les plus stupéfiants du monde.
Septembre
La taïga qui vire à l'or, l'eau encore navigable et plus personne sur les chemins. Court : à la mi-octobre, la saison est finie.
Avril – mai, novembre
La glace n'est plus sûre et les bateaux ne sortent pas encore, ou plus. Nous déconseillons franchement : mieux vaut décaler de trois semaines.
En pratique
Six heures de vol de nuit depuis Moscou jusqu'à Irkoutsk, ou trois jours et demi de Transsibérien pour ceux qui viennent chercher le trajet autant que le lac.
Tout se fait en minibus et en bac. Les routes d'Olkhon ne sont pas goudronnées : c'est le voyage, et c'est aussi pourquoi on ne s'y aventure pas sans chauffeur local.
Cinq jours pour Irkoutsk, Listvianka et deux nuits sur Olkhon. Six si vous ajoutez le Circum-Baïkal. En dessous de quatre, le trajet mange le séjour.
Espèces impérativement : sur Olkhon, il n'y a qu'un distributeur, et l'internet mobile y est capricieux. Nous vous disons quoi emporter avant de partir.
Côté formalités, rien de particulier au Baïkal : c'est le visa russe ordinaire, demandé pour toute la durée du séjour, Irkoutsk compris. Nous le préparons avec vous — notre page visa résume les pièces, et Venir en Russie suit la demande en ligne pas à pas.
Le Baïkal est le sommet du Transsibérien, entre Ekaterinbourg et Vladivostok. Il se combine aussi très bien avec quatre jours à Moscou en début de voyage.
Les autres destinations :
Le Baïkal avec nous
Cinq heures de route depuis Irkoutsk, un bac qui dépend de la glace, et des maisons d'hôtes qui ne répondent qu'au téléphone et en russe. Nous réservons tout cela d'ici, et un francophone reste avec vous sur l'île.
Le Baïkal est l'avant-dernier arrêt de notre Transsibérien intégral.
Ou venez pour le lac seul, en été ou sur la glace de mars.