Accueil Destinations Ekaterinbourg
Là où l'Europe devient l'Asie, à mille huit cents kilomètres de Moscou. Une ville d'usines et de mines devenue la troisième de Russie, avec des gratte-ciel de verre plantés au milieu d'un des plus beaux ensembles constructivistes du monde — et l'histoire des Romanov qui s'y est achevée.
Pourquoi y aller
Ekaterinbourg n'est pas une ville de carte postale, et c'est ce qui la rend forte. On y voit la Russie qui travaille, celle des usines de l'Oural et des ingénieurs, avec une vie culturelle très vive et une jeunesse qui a fait de la ville la capitale du street art russe.
C'est aussi la halte la plus marquante du Transsibérien entre Moscou et le Baïkal. Deux jours suffisent à en faire le tour, et l'on en repart avec quelque chose que les deux capitales ne donnent pas : le sentiment d'avoir vu le pays, et pas seulement ses vitrines.
Ce qu'on y voit
La frontière de l'Europe et de l'Asie est à vingt minutes du centre. On s'y arrête, forcément.
Bâtie à l'endroit exact où la famille impériale fut fusillée en juillet 1918. Coupoles d'or, crypte silencieuse, et une émotion qui surprend même ceux que l'histoire russe n'intéressait pas.
À une vingtaine de kilomètres, l'obélisque marque le passage d'un continent à l'autre. On pose un pied de chaque côté, on rit, on photographie — et l'on comprend d'un coup l'étendue du pays.
Le monastère de bois aux sept chapelles, élevé là où les corps des Romanov furent d'abord jetés. Un lieu de forêt et de silence, à quinze kilomètres de la ville.
Le Gorodok Tchekistov et ses immeubles en forme de faucille et de marteau : l'architecture des années trente, à l'échelle d'un quartier entier. Unique en Europe.
Cinquante-deux étages et une terrasse d'où l'on voit la ville, les lacs et les premières crêtes de l'Oural. À faire au coucher du soleil, le premier soir.
Malachite, jaspe, cristal : le musée des minéraux et les ateliers de taille racontent la richesse qui a fait naître la ville. Les Contes de l'Oural de Bajov sont nés ici.
Quand partir
Moins trente en janvier, plus trente en juillet. Nous disons quelle saison tient debout pour un voyageur français.
Mai
La neige fond tard dans l'Oural. Mai est frais mais lumineux, et la ville se vide pour les datchas dès les premiers beaux jours.
Juin – août
Vingt-deux degrés en moyenne, les lacs autour de la ville, les randonnées dans les rochers de Chartach. La bonne saison, sans hésiter.
Septembre
La forêt de l'Oural en or et en rouge, une lumière superbe, et des soirées déjà fraîches. Excellente période pour une étape courte.
Novembre – mars
Moins vingt sans exagérer. Superbe sous la neige, éprouvant sans l'équipement — nous ne le conseillons qu'aux voyageurs déjà venus une fois.
En pratique
Deux heures trente de vol depuis Moscou, ou vingt-cinq heures de train si le Transsibérien fait partie de l'idée. Les deux se réservent par nous, en même temps que le reste.
Le centre se marche, la ligne de tramway fait le reste. La frontière Europe-Asie et Ganina Yama demandent une voiture : elle est comprise dans nos programmes.
Deux jours pleins couvrent la ville et les deux excursions. Trois si vous voulez marcher dans l'Oural. C'est une étape, rarement une destination à elle seule.
Espèces, comme partout. La ville est nettement moins chère que Moscou : un très bon restaurant y coûte le prix d'une brasserie parisienne.
Le visa, enfin. Ekaterinbourg n'est pas un point d'entrée international courant : on arrive presque toujours par Moscou, et c'est là que se fait le contrôle. Notre page sur le visa explique lequel demander ; Venir en Russie décrit le formulaire écran par écran.
Ekaterinbourg est la première grande halte du Transsibérien après Moscou, avant Irkoutsk et le Baïkal. C'est ainsi que nous la proposons le plus souvent.
Les autres destinations :
L'Oural avec nous
Ekaterinbourg ne vit pas du tourisme : c'est ce qui en fait le prix, et ce qui la rend difficile seul. Nos guides sont d'ici, ils racontent les Romanov et les usines de la guerre avec la même précision.
Ekaterinbourg est le deuxième arrêt de notre Transsibérien intégral.
Ou ajoutez l'Oural à un voyage à vos dates.