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Neuf mille deux cent quatre-vingt-huit kilomètres après Moscou, le Transsibérien s'arrête face au Pacifique. Une ville de collines et de baies, sous les haubans de deux ponts géants, où la Russie se mange à la coréenne et se regarde depuis un phare posé au bout d'une langue de sable.
Pourquoi y aller
Vladivostok ne ressemble à rien d'autre en Russie. Le relief y est celui de San Francisco, la mer y entre partout, et l'influence asiatique se lit dans les restaurants comme dans les visages : c'est ici que le pays touche la Chine, la Corée et le Japon.
C'est aussi une ville de forteresse, hérissée de batteries et de tunnels creusés à la fin du XIXe siècle, longtemps fermée aux étrangers — et même aux Soviétiques non autorisés — jusqu'en 1992. Cette histoire-là se voit encore, et elle explique en partie la fierté qu'on y sent.
Ce qu'on y voit
La gare du kilomètre 9288 d'abord : c'est là que le voyage se termine, ou commence.
Le plus long pont à haubans du monde par la portée : mille cent quatre mètres d'une seule travée jusqu'à l'île Rousski. On le traverse, et l'on s'arrête de l'autre côté pour le regarder.
Les falaises du cap Tobizine, les plages désertes, les forts abandonnés dans la forêt, et l'océanarium. Une journée entière, et l'on n'a pas vu la moitié de l'île.
Au bout d'une langue de sable que la marée recouvre. On y marche entre deux mers, et c'est la photo que tout le monde rapporte de Vladivostok.
Le funiculaire monte à la colline de l'Aigle, d'où l'on voit la baie de la Corne d'Or, les deux ponts et les navires. À faire en arrivant, pour comprendre la ville d'un coup d'œil.
Crabe royal, coquilles Saint-Jacques, oursins, et la meilleure cuisine coréenne de Russie. On mange ici pour un tiers du prix de Moscou, et souvent mieux.
Le sous-marin de la Grande Guerre patriotique, ouvert à la visite sur le quai — et la gare de 1912, jumelle de celle de Moscou, avec sa borne du kilomètre 9288.
Quand partir
Un été de brume, un automne magnifique, un hiver sec et venteux. La saison compte plus ici qu'ailleurs.
Juin – juillet
Chaud mais brumeux : la mousson d'été noie parfois la ville dans le brouillard pendant plusieurs jours. Ce n'est pas la meilleure période, contrairement à ce qu'on croit.
Août – septembre
La mer à vingt-trois degrés, le ciel enfin dégagé, les plages de l'île Rousski praticables. La meilleure saison, de loin.
Octobre
Le fameux « automne d'or » de l'Extrême-Orient : lumineux, sec, quinze degrés, et la taïga rouge autour de la baie. Superbe et très peu fréquenté.
Décembre – mars
Sec, ensoleillé, et glacial : le vent de Sibérie descend sur la mer. On y vient alors pour la lumière et le crabe, pas pour se promener.
En pratique
Huit heures de vol depuis Moscou, sept fuseaux horaires plus loin — ou six jours de Transsibérien, ce qui reste la plus belle façon d'y arriver.
Les collines découragent la marche : taxi et minibus. L'île Rousski demande une voiture pour la journée, comprise dans nos programmes.
Deux jours pour la ville, trois avec l'île Rousski. C'est un terminus et un point de départ : beaucoup enchaînent ensuite sur le Kamtchatka ou la Corée.
Espèces. Les prix sont bas hors des hôtels, et la table y est le vrai luxe : prévoyez un budget restaurant, il en vaut la peine.
Le visa mérite une mention ici : Vladivostok a longtemps eu son régime allégé à elle, qui n'existe plus. C'est aujourd'hui le même e-visa que partout ailleurs. Notre page visa le détaille, et Venir en Russie accompagne la demande en ligne.
Vladivostok est le terminus du Transsibérien : on y arrive après le Baïkal et Ekaterinbourg. C'est le voyage de seize jours que nous organisons de bout en bout.
Les autres destinations :
Vladivostok avec nous
Vladivostok se rejoint en sept nuits de train ou en une nuit d'avion, et les deux se réservent depuis la Russie. Nous prenons les billets, l'hôtel sur la baie, et le guide qui connaît les îles.
C'est le terminus de notre Transsibérien intégral, avec quatre arrêts avant.
Voir le Transsibérien intégral
Ou venez par avion, pour l'Extrême-Orient seul.