Accueil Destinations Le Kamtchatka
Trois cents volcans, dont vingt-neuf en activité, une péninsule grande comme la moitié de la France et deux cent quatre-vingt-dix mille habitants. On n'y arrive que par avion, neuf heures depuis Moscou et douze fuseaux depuis Paris : c'est le voyage le plus lointain que nous organisons, et celui dont on revient le plus changé.
Pourquoi y aller
Il n'y a pas de route qui relie le Kamtchatka au reste du pays. Ce qui arrive ici vient par bateau ou par avion, et cela se voit : hors de Petropavlovsk, la péninsule est une succession de volcans, de toundra, de rivières pleines de saumons et d'ours qui les pêchent. Six parcs y sont classés à l'UNESCO d'un seul tenant.
C'est aussi un voyage exigeant, et nous préférons le dire. Les excursions dépendent du temps ; un vol d'hélicoptère peut être reporté de deux jours ; les hébergements sont simples. En échange, on marche sur un volcan le matin et l'on se baigne dans une source chaude le soir, sans croiser personne.
Ce qu'on y voit
Les volcans se marchent, les geysers se survolent, les ours s'observent depuis une plateforme.
L'Avatchinski et le Koriakski dominent la ville et se montent tous les deux — l'Avatchinski en une journée longue mais sans technique, jusqu'au cratère fumant à deux mille sept cents mètres.
Vingt geysers dans un canyon fermé, accessibles seulement par hélicoptère. Une heure de vol, deux heures sur place, et le sentiment d'être quelque part où l'on n'aurait pas dû pouvoir aller.
La plus forte concentration d'ours bruns du monde, au moment de la remontée des saumons rouges. On les observe depuis des plateformes, encadré, à quelques dizaines de mètres. Juillet à septembre.
La deuxième plus grande baie du monde, et les Trois Frères, ces rochers plantés à son entrée. Une journée en bateau : macareux, phoques, orques parfois, et pêche au flétan.
Paratounka et les bassins de la vallée : de l'eau à quarante degrés en plein air, souvent sous la neige. C'est ce que font les habitants, toute l'année, et c'est ce qui répare des journées de marche.
Une plage de sable volcanique noir de trente kilomètres, ouverte sur le Pacifique. Trop froide pour se baigner, exactement à la bonne température pour comprendre où l'on est.
Quand partir
Juillet, août et septembre : hors de là, les cols sont sous la neige et les hélicoptères ne volent pas.
Juillet – août
La seule vraie fenêtre : la neige a libéré les cols, les hélicoptères volent, les ours pêchent, et il fait quinze à vingt degrés. C'est là que tout se passe, et il faut réserver six mois à l'avance.
Septembre
Notre préférence : la toundra vire au rouge, les moustiques sont partis, les ours pêchent encore et il y a moins de monde en hélicoptère. Un peu plus de risque de mauvais temps.
Février – avril
Le Kamtchatka du ski de randonnée, de la motoneige et des chiens : superbe, et réservé aux voyageurs sportifs. Les geysers ne se visitent plus.
Mai – juin, octobre – janvier
Fonte, brouillard, cols fermés, hélicoptères cloués au sol. Ce sont les mois où nous vous dirons franchement de choisir une autre destination.
En pratique
Neuf heures de vol depuis Moscou, de nuit, en Airbus. Aucun autre moyen d'arriver, et pas de vol quotidien en basse saison. Il faut compter deux jours de trajet depuis Paris, escale comprise.
Camions tout-terrain, bateau et hélicoptère : rien ne se fait en voiture ordinaire. Tout est réservé et payé d'avance dans nos programmes, hélicoptère compris, car il se remplit des mois à l'avance.
Huit jours au minimum, dix pour absorber une journée perdue par le temps. Venir moins longtemps, c'est risquer d'avoir fait neuf heures d'avion pour du brouillard.
Chaussures de marche déjà faites, une couche imperméable, de quoi avoir chaud en août. Nous vous envoyons une liste précise : ici, l'équipement fait la différence entre une belle journée et une mauvaise.
Le visa demande ici un peu d'avance : certaines zones de la péninsule sont réglementées et les excursions se déclarent, ce dont nous nous chargeons. Le visa lui-même reste l'e-visa touristique ordinaire — notre page sur le visa russe en donne le détail, et Venir en Russie suit la demande pas à pas.
Le Kamtchatka s'ajoute presque toujours à Vladivostok : trois heures de vol séparent les deux, et l'on tient ainsi tout l'Extrême-Orient russe dans un seul voyage de deux semaines.
Les autres destinations :
Le Kamtchatka avec nous
Places d'hélicoptère, permis de parc, camions tout-terrain, guide de haute montagne : rien de tout cela ne se trouve sur place au dernier moment. Nous le montons depuis la Russie, en français, longtemps avant le départ.
Le Kamtchatka après Vladivostok : quinze jours d'Extrême-Orient, du Transsibérien aux volcans.
Ou parlons de vos dates d'abord : l'été se réserve dès l'hiver précédent.